• Souvenance de congës

    auteur : Pascale

    Avé mon bonome, j’avions sete garçailles. J’en avions fé troué, li catr. On n’étiont point jeün quand qu’on sé mis en ménaje et on a point fé de queniaus to deux. Ma mère aveu dit : « merci ben mon Dieu». Du coup, les laizis se pâssent à visiteu la famille.

    Je se retirë don « mèmère-retirë-à même de » to le mois de juillet por mes troués queniaux de sete, catr et ien aneu. C’t’ aneu, on a boutiqueu des bracelets en astique barioleus. Come j’ai mao aux dais, j’avions une machine tot esprès. Les astiques pétaient ben des coups, mais on en a ti fabriqueu des biaux. Après on gueurnouillait dans l’iau de la piscine en boudine. Il a fallu bedoufleu tot les jous et met’ tot sort’ de bernouzeries pour pas avere des purons.

    Au mois d’oût, on s’en é alleu dans le Cantal pour d’etr’ en famille avé ceuces de mon bonome. Y’a pas un des garçailles q’a cillé des yeûs quand q’on a dit q’on y allait le 2 oût. Faut dire qu’y connaissent la louai :

    Permier Articl’ : les péres et méres ont teurjou la raison.

    Articl’ deuz : même qu’y ont tort, faut écouteu le permier articl.

    On a mis 10 heures de rang à alleu de Nantes à Aurillac. Y’en avait d’un chantieu sur le ch’min ! On aurait dit la fouère é vaches à Treillières !

    A c’coup là, j’avions eu une saprée sène de coupl  raport aux arêts-pipi.  Mon bonome  bourdeu dans des rotes de prë qu’avions pas de haïes ou ben à coutë de Jojo le roulier.

    J’avions prieu tout du long pour que mon bonome tourneu en maraîne la porchain’ fè qu’il revile !

    Le logis du gâ n’est pas ben grand pour tout’ la trimbalée qu’on étiont, alors on a décideu de coucheu à l’ôtel. J’avions pris par cliqe su’ le net et la vüe su’ le lac éta ben réjouissante. Mais arriveu su’ l’site, l’ôtelerie éta à côteu d’une uzine électriqe. Le ronronnement des chanjouers allions à mesure des ronfllements de mon bonome…

    Pés on s’en est alleu dans les Haoutes Pyréneus. Ma belle-mère avait fé un siau su son tapis de chambr’ en avri. Elle avait cheusi come un viau qui vient d’naîtr’ et séteu casseu l’os du fémur. Mon bonome désireu vere sa mère comment qu’c’éti qu’al allait. Le chemin r’tour passiont par l’Aveyron. Je voulions vere Villefranche de Rouergue,le pu bau vilaje de France  qui disiont  dans la bouete à goule. J’avions vu Villefranche de Rouergue… le jour de la fouère… deuzième sène de coupl…

    Ah, la traverse du Gers avé les champs de maïs tou ben haôuts…Les arêts-pipi à caouse du cafeu de la matineu. Trouézième sène de coupl’

    A Vic en Bigorre, y fésait trente et queuque à l’orbière, vinte dans la chambr’ de la belle-mère. A nous espereu, siéteu su’ sa chére à roulineu  car a teu décideu de triner dans l’courtil. Nous v’la partis en roulant la roulette, la chopine à respireu crouilleu su’ la chère dârere la bone feme, les besicles à respireu dans les nasiaux. Quand qu’on a éteu dehor, iel aveu  grand  chaô ben entendu ! On est parti à s’en reviend’. J’avions mis un cotillon court à pouez-rond. Ma belle-mère me disions : « t’as mis une cheminze de naï asteure ? ». Pour qui qu’à me prenait ? pour une catuche ? A la revileu de mon bonome, y s’ra avé sa mère, c’est maï qi te l’dis !

    Apé tout’ ces trineries, on é rentrés cheu nous aotr, ben contents. Au perchain laizie, on part à s’en alleu loin p’tête en Italie. Y’en a ben qui sont alleu….

    « La rencontrela leune »
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